Les chansons de Prévert me reviennent de tous les souffleurs de vers…laine
Du vieux Ferré les cris la tempête, Boris Vian s’écrit à la trompette
Rive Gauche à Paris, adieu mon pays.
De musique et de poésie les marchands de malappris qui d’ailleurs ont déjà tout pris viennent vendre leurs habits en librairie
En librairie en librairie
Si tendre soit la nuit, elle passe
Oh ma Zelda c’est fini Montparnasse, Miles Davis qui sonne sa Greco, tous les monts y sonnent leur Nico
Rive Gauche à Paris, oh mon île oh mon pays
De musique et de poésie, d’art et de liberté éprise, elle s’est fait prendre, elle est prise, elle va mourir quoi qu’on en dise
et ma chanson la mélancolise
La vie c’est du théâtre et des souvenirs et nous sommes opiniâtres à ne pas mourir, à traîner sur les berges venez voir
on dirait Jane et Serge sur le pont des Arts
Rive Gauche à Paris, adieu mon pays
Adieu le jazz adieu la nuit
Un état dans l’état d’esprit, traité par le mépris comme le Québec par les Etats-Unis
Comme nous aussi
Ah ! le mépris ah ! le mépris
Alain Souchon sur la Toile: http://www.alainsouchon.net/
http://fr.wikipedia.org/wiki/Alain_Souchon
http://www.rfimusique.com/sitefr/biographie/biographie_8861.asp
La rive gauche: http://fr.wikipedia.org/wiki/Rive_gauche
Je suis un homme de Cro-Magnon Je suis un singe ou un poisson Sur la Terre en toute saison Moi je tourne en rond, je tourne en rond.
Je suis un seul puis des millions
Je suis un homme au coeur de lion
A la guerre en toute saison
Moi je tourne en rond, je tourne en rond.
Je suis un homme plein d’ambition Belle voiture et belle maison Dans la chambre ou dans le salon Moi je tourne en rond, je tourne en rond.
Je fais l’amour et la révolution
Je fais le tour de la question
J’avance, avance à reculons
Et je tourne en rond, je tourne en rond.
Tu vois, je ne suis pas un homme, Je suis le roi de l’illusion Au fond, qu’on me pardonne Je suis le roi, le roi des cons.
Je fais le monde à ma façon
Coulé dans l’or et le béton
Corps en cage, jeté en prison
Moi je tourne en rond, je tourne en rond.
Assis devant ma télévision Je suis de l’homme, la négation Pur produit de consommation Oui, mon compte est bon Mon compte est bon.
Tu vois, je ne suis pas un homme,
Je suis le roi de l’illusion
Au fond, qu’on me pardonne
Je suis le roi, le roi des cons.
C’est moi, le maître du feu, le maître du jeu, le maître du monde et vois ce que j’en ai fait, une Terre glacée, une Terre brûlée, la Terre des hommes que les hommes abandonnent.
Je suis un homme au pied du mur
comme une erreur de la nature
Sur la Terre sans d’autres raisons
moi je tourne en rond, je tourne en rond.
Je suis un homme et je mesure toute l’horreur de ma nature Pour ma peine, ma punition, moi je tourne en rond, je tourne en rond
Je suis un homme et je mesure
toute l’horreur de ma nature
Pour ma peine, ma punition,
moi je tourne en rond, je tourne en rond
Moi je tourne en rond, je tourne en rond
Site officiel de Zazie: http://zazieonline.artistes.universalmusic.fr/totem_site/
Plusieurs possibilités d’exploitation: soit vous travaillez le participe passé, comme José María Campo nous propose, soit vous utilisez la pub pour faire deviner à vos élèves qui parle…. ou quoi?
J’avais déjà un flow de taré lorsque les tours jumelles se sont effondrées,
J’avais déjà un flow de dingue lorsque les tours jumelles se sont éteintes.
Je fus choqué dans mon intime et je vous jure que si je n’avais pas eu la foi j’aurais eu honte d’être muslim.
Après ça, fallait qu’on montre aux yeux du monde
Que nous aussi nous n’étions que des hommes,
Que s’il y avait des fous, la majorité d’entre nous ne mélangeaient pas
La politique avec la foi.
J’avais déjà un flow de taré lorsque les tours jumelles se sont effondrées,
J’avais déjà un flow de dingue lorsque les tours jumelles se sont éteintes.
Après cela on a tous été pointés du doigt, ils se sont demandé « peut-être qu’y sont tous comme ça » ?
Les canons se mirent à bombarder Bagdad
Et des corps s’effondrèrent en Espagne.
Nos leaders se mirent à geindre et la Suisse sur un plateau de télé, face à un homme d’Etat, mélangea
La politique avec la foi.
J’avais déjà un flow de taré lorsque les tours jumelles se sont effondrées,
J’avais déjà un flow de dingue lorsque les tours jumelles se sont éteintes.
Je découvris la suspicion, c’est quand un homme a peur et que l’autre en face ne le rassure pas,
C’est quand celui qu’on croyait connaître devient soudain celui qu’on ne connaît pas.
Les Pays-Bas assassinèrent le descendant d’un peintre de renom.
La France continua à dire non,
L’Europe se scinda en deux, les uns et les autres qui ne voulaient pas qu’on confonde
La politique avec la foi.
J’avais déjà un flow de taré lorsque les tours jumelles se sont effondrées,
J’avais déjà un flow de dingue lorsque les tours jumelles se sont éteintes.
J’avais la conviction intime ce Septembre 2001
Que comme avant il n’y aurait plus rien et en un sens c’était sublime,
Le grain disait adieu à l’ivraie alors une parole de paix j’allais pouvoir délivrer.
Ainsi tous se reconnaîtraient dans la grande famille de l’humanité
Qui naturellement, viscéralement, ne confondrait pas
La politique avec la foi.
J’avais déjà un flow de taré lorsque les tours jumelles se sont effondrées,
J’avais déjà un flow de dingue lorsque les tours jumelles se sont éteintes.
On allait tout déconstruire, déconstruire avec trois « D »
Comme Deleuze, Derrida et Debray.
Ni fondamentaliste ni extrémiste de l’Islam ou de la laïcité
Mais là, ça devient lourd j’crois, trop compliqué en tout cas, et puis moi je n’mélange pas
La politique avec la foi.
J’avais déjà un flow de taré lorsque les tours jumelles se sont effondrées,
J’avais déjà un flow de dingue lorsque les tours jumelles se sont éteintes.
Et au fait ce mois-là et le mois qui a suivi
Y a eu l’album de Jay-Z « Blue print », une leçon,
Et le premier classique de Wallen « A force de vivre » avec « Celle qui a dit non »,
Et le bouquin de Jonathan Franzen « Les corrections »,
Et moi, moi qui ne faisais rien, qui galérais à la maison, ah si, je changeais les couches de mon fiston ah ah ah …